Depuis quelques jours, Nabilla, bimbo/pouffe/support à prothèses/star des Anges de la téléréalité 5, fait le buzz suite à sa réflexion sur l’impossibilité génétique de ne pas avoir de shampooing tout en étant du sexe féminin. Ce qu’on en retient surtout, c’est qu’une main peut faire un parfait téléphone et que les consciences doivent être réveillées !
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Voici donc ce qui agite les Internets depuis quelques jours :

Nabilla (bila), c’est une jeune fille toute bien refaite de partout d’une toute petite vingtaine d’année qui s’est faite remarquer suite à un passage dans l’émission L’amour est aveugle. Certes, à l’époque, elle avait l’air vaguement plus naturelle, et nettement plus ravissante d’ailleurs, rendons à César ce qui appartient à Nabila (bila).

Mais Nabilla, c’est surtout une habituée des Anges de la téléréalité (sur NRJ12, chaîne d’aussi bonne qualité que la radio du presque même nom), émission de bon goût à la française qui te met une dizaine d’anciens candidats d’autres émissions de téléréalité en mal de notoriété dans une superbe maison dans un coin non moins superbe des États-Unis. Ils ne se font pas éliminer même s’ils aimeraient bien pointer un fusil sur leurs rivaux (tu comprends, trop d’égos, au bout d’un moment, ça fait gonfler le plancher). Ah oui, ils ont tous un objectif professionnel en allant à Los Angeles/New York/Hawaii/Miami : chanter pour les survivants de The Voice/Star Academy/Nouvelle star ou tout simplement tenter d’être modèle ou comédien pour tous ceux qui sont reconnus pour n’avoir aucun talent (« Poupette, tu fais 1m30 et tu veux être mannequin ? Bien sûr, on va voir ce qu’on peut faire pour toi parce qu’on est des américains gentils et que des caméras sont braquées sur nous »)

Elle s’est faite remarquer proprement l’année dernière dans la même émission et revient donc cette année. Dans cette émission, pour revenir, c’est pas dur, il faut hurler très fort pendant très longtemps tout en agitant sa poitrine. Alors du coup, là, tu vois, elle est de retour, elle est très contente de retrouver sa pote Amélie (qui hurle tellement super bien très fort pendant très longtemps tout en super bien agitant sa poitrine qu’elle revient pour la troisième fois), tout le monde est content, ça s’engueule tranquilou, normal.

Puis, vient le moment de faire les courses, on voit Nabilla and co se plaindre comme des gosses de 5 ans, jouer avec le caddie, ça a l’air d’être mignon… Moi, j’ai juste envie de savoir si Nabilla fait des courses de caddie toute seule quand elle va s’acheter ses tampons au supermarché, parce que non, elle n’a pas 5 ans. Bref. Vient le moment d’acheter du SHAMPOOING (pause dramatique)… comment ça, du SHAMPOOING ? Pas des moules, pas du surimi, même pas des préservatifs, du SHAMPOOING ! Non mais grave le délire là, le shampooing c’est un truc perso et on fait les courses pour tout le monde, à quel moment ! C’est-à-dire que ça va très bien d’acheter un bidule à 30$ pour écouter très fort de la musique parce que ça sert à tout le monde, mais alors du shampooing, pas du tout ! Il faudrait qu’Aurélie et Capucine apprennent à penser global un peu, quitte à danser sur du Beyonce les cheveux gras (tant mieux, elles n’iront pas se coller aux mecs comme ça).

Alors hop, plan sur la discussion au supermarché puis sur Nabilla qui explique son désarroi dans le confessionnal. Elle s’exprime surtout sur ce qu’est la femme, la femme qui a des cheveux donc du shampooing, la femme qui doit assumer sa condition de femme sans devoir le faire payer aux autres. Je vous invite à lire cet excellent article sur le site du Nouvelobs, ou comment Nabilla tente par son geste de réveiller nos consciences endormies, nos consciences de femmes modernes, avec un téléphone et des cheveux :

Si nous opérons une récapitulation de la dialectique de Nabilla, nous avons la forme suivante :

- Une fille a des cheveux ;

- Or qui a des cheveux a du shampoing ;

- Donc une fille a du shampoing.

Ce qui rejoint (de loin…) le syllogisme aristotélicien. Ce qu’il faut bien comprendre : une fille a, de toute nécessité, forcément, du shampoing sur elle. Une fille qui n’a pas de shampoing perd donc son statut de fille. Une fille sans shampoing n’est pas une fille. C’est alors un extraterrestre : « Allô, nan mais allô quoi. »

Je viens de voir un nouvel épisode aujourd’hui où elle répète son gimmick « Allô », cette fois, de façon plus discrète. Et j’en viens à penser qu’elle le fait sans doute exprès, que c’est pas possible d’être aussi cruche, que c’est pas POSSIBLE de parler d’une guerre mondiale de 78. Quelques jours auparavant, elle était mise au courant du petit buzz qu’elle a provoqué sur le site people TMZ, buzz qui doit être alimenté pour continuer à exister. Alors pourquoi ne pas tabler sur un tic de langage ? Bon, on peut aussi coucher avec Chris Brown et le raconter à tout le monde pour s’assurer un début de carrière (dans quoi ? Je ne sais pas) de qualité.

La vidéo de son passage au confessionnal n’a pas tardé à être récupéré un peu partout sur Internet. Et comme tout va très vite en ces temps sombres (ma bonne dame), les tics de langage envahissent déjà les statuts Facebook et Twitter, et bon nombre de parodies sont développées toutes les 10 minutes. Même Audrey Pulvar et Alessandra Sublet s’y mettent.

On remarquera ensuite que le cours du Nabilla est en forte hausse, celui du « Allo » aussi (beaucoup moins pour le « Allô ») alors que le shampooing peine encore à grimper dans le top des recherches Google.

Sinon, voici donc, un florilège. Merci, bisous.

Et le TUMBLR, bien sûr !

via Jeuxvideomagazine.com

via Jeuxvideomagazine.com

Nabilla passe un coup de bigot à son pote Adolf

Nabilla dans meurt dur

Nabilla en pleine discussion avec Kevin Razy

Nabilla VS Cococoolombooooo