J’ai bien tenté de m’en dissuader moi-même, mais il était beaucoup trop tentant de tout commencer par une présentation longue et rédhibitoire. C’est un peu comme une première année de droit, tu dois passer par l’étape soporifique pour analyser des décisions de justice bien croustillantes.

Cet article sera donc votre première année de droit. Vous n’avez rien à dire, Emily Postnews m’aurait proposé de faire bien pire.

Attendu que la mémétique est une théorie évolutionniste des phénomènes culturels humains (NOTE : d’après la Société Francophone de Mémétique). L’individu s’adapte à son environnement, bla bla bla.

Attendu que cette approche considère comme « vivant » tout ce qui concerne l’activité humaine, comme les idées. En l’occurrence je m’intéresse à ces idées et phénomènes culturels sur Internet.

Attendu que l’homme dans son milieu culturel est obligé de survivre par le mimétisme, en utilisant les mêmes expressions, les mêmes références, rendant la communication tout simplement possible.

Attendu qu’Internet, depuis qu’il a permis de mettre en relation des gens (donc depuis qu’Internet est Internet ah ah), regorge de références qui lui sont propres, réunit une communauté fière et totalement dévouée à son support. Attendu que ce même support permet une diffusion massive et pratiquement instantanée des informations (de gros volumes d’informations.)

Attendu que de plus en plus de petits jeunes savent utiliser des logiciels de retouche photo (même Paint fait la farce).

Ceci est, nous sommes.

So say we all.

Et à partir de maintenant, en ce lieu, « mème » ne se réfère qu’à ceux d’Internet (plus ou moins).

Vous trouverez bien mieux sur www.knowyourmeme.com.